Retrouvez ici, toutes les infos, évènements et faits marquants de la vie montreusienne. La Commune de Montreux, célèbre dans le monde entier, se situe sur la rive est du lac Léman, bénéficiant d’un micro-climat au centre de ce que l’on appelle la Riviera vaudoise.
L’édition anniversaire a permis de voir et entendre de grands artistes de la scène internationale, également des confirmations et autres chanteurs émergents.
L’organisation du Festival de jazz de Montreux (FJM), Mathieu Jaton son directeur en tête, a dressé un bilan ce vendredi matin de la 60e édition de l’évènement créé en 1967 par un visionnaire montreusien – Claude Nobs. Les 16 jours de festivités s’achèvent ce samedi en beauté avec deux artistes totalement en phase avec l’ADN musicale du FJM: Van Morrisson et James Taylor. Aussi en fanfare avec Cerrone, le pionnier du disco français.
Cette édition millésimée a (re)mis le jazz, courant historique qui a placé Montreux sur la carte du monde, en plein cœur du Centre de congrès rénové. En 1967, Charles Lloyd était le premier musicien à se produire – au Casino à l’époque – flanqué de Keith Jarrett (piano), Ron McClure (contrebasse) et Jack DeJohnette (batterie). L’octogénaire était de retour en concert à Montreux et a aussi animé un atelier qui a été très suivi. Mathieu Jaton l’a honoré comme il se doit en lui remettant un prix spécial. Durant les deux soirées jazz, le bassiste Marcus Miller, le crooner Gregory Porter et le batteur Billy Cobham ont enchanté la scène dite du Lab.
Cultivant l’éclectisme culturel et générationnel, les programmateurs ont pu en proposer pour tous les goûts. Comme chaque année, des incontournables de la musique mondiale ont posé guitares et micros au Stravinski comme au Lab – les deux salles payantes. Citons Sting, John Legend, Deep Purple, Jovanotti, The Roots, Moby – pour une première sur la Perle de la Riviera.
Parmi les confirmations, Raye, présente pour la troisième fois consécutive au FJM, Agnes Obel, Selah Sue, Angus et Julia Stone. Beaucoup d’artistes émergents ont été invités comme Charlotte Cardin, Erin Le Count, Liniker ou Sienna Spiro. Toujours dans l’optique de proposer des performance à tous, l’organisation a également convié des jeunes omniprésents sur les plateformes musicales et réseaux sociaux: Tyla, Pinkpantheress, Zara Larsson et bien d’autres.
A noter que le FJM a offert la diffusion gratuite de 51 concerts – soit la majorité de la programmation payante. Les captations ont été publiées intégralement sur YouTube et sous forme d’extraits sur les réseaux sociaux.
La belle offre gratuite
90% des festivaliers présents durant la quinzaine viennent pour l’ambiance et profiter de belles soirées entre amis devant les scènes gratuites. Le FJM a mis cette année peut-être encore plus les petits plats dans les grands. Les scènes ont été repensées avec une programmation largement dédiée aux nouvelles générations d’artistes. Le parcours a été étendu et en partie élargi le long des quais, offrant aux festivaliers une expérience plus fluide et un accès plus aisé aux très nombreux stands de boissons et de restauration.
Peut-être n’est-ce pas assez communiqué, mais le festival met à disposition quantité d’offres immersives. Principalement à la Lake House (Petit-Palais). De nombreuses activités explorent le riche patrimoine musical et culturel de Montreux. Se succèdent ici, ateliers, projections et rencontres qui ont contribué à faire revivre les grandes pages de l’histoire du Festival tout au long de cette édition. Marcus Miller par exemple a commenté plusieurs archives de Miles Davis au Festival. L’exposition Putting Montreux on the Map, a attiré de nombreux visiteurs chaque jour.
Le FJM consacre gratuitement une part considérable de son budget annuel aux milliers de personnes venus de Suisse et de l’étranger qui se presse dans les salles et sur les quais. Il oscille autour de 30 millions de francs pour cette 60e édition. Pour l’anecdote, lors de la première, Claude Nobs était parvenu à gratter 10 000 francs…
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