Montreux Jazz Festival

Le Montreux Jazz Festival se déroule durant deux semaines chaque été en Suisse, au bord du lac Léman. Fondé en 1967 par Claude Nobs, le Montreux Jazz Festival est devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable, générateur d’histoires et de performances légendaires. Près de 250’000 spectateurs se rendent chaque année au Festival, profitant d’un cadre à couper le souffle, des concerts à l’acoustique renommée et de nombreuses scènes gratuites. Par ses choix de programmation ambitieux, sa diversité musicale et sa qualité d’accueil, le Montreux Jazz Festival offre un écrin privilégié aux artistes et au public. Parmi les artistes qui se sont produits à Montreux figurent Etta James, Bob Dylan, Prince, Elton John, Ms. Lauryn Hill, Aretha Franklin, David Bowie, James Brown, Kendrick Lamar, Leonard Cohen, Marvin Gaye, Miles Davis, Nina Simone et bien d’autres. Mathieu Jaton est le CEO du Montreux Jazz Festival depuis 2013. Pour plus d’informations : www.mjf.ch

Paru le: 04/11/2026

Découvrez l’affiche de la 61e édition du MJF

Malika Favre et Kumkum Fernando signent l’affiche du 61e Montreux Jazz Festival

Dix ans après sa première collaboration avec le Festival, Malika Favre signe son retour aux côtés de l’artiste sri-lankais Kumkum Fernando. Entre esthétique rétrofuturiste et esprit Flower Power, l’affiche de la 61e édition célèbre la musique comme une expérience à la fois spirituelle, charnelle et universelle. Après l’œuvre iconique de Keith Haring et Andy Warhol en 1986, c’est seulement la deuxième affiche de l’histoire du Festival réalisée à quatre mains.

Il y a dix ans, Malika Favre réalisait l’une des affiches les plus populaires du Montreux Jazz Festival, qui orne encore aujourd’hui les salons de nombreux mélomanes. Une œuvre épurée, mêlant danseuses et instruments dans un subtil jeu d’illusion en noir et blanc. Depuis, l’artiste est revenue plusieurs fois à Montreux et rêvait de célébrer les dix ans de cette première collaboration. Le Festival lui glisse alors une idée: suivre l’exemple de Keith Haring qui, pour sa seconde affiche en 1986, avait collaboré avec Andy Warhol. Elle pense immédiatement à Kumkum Fernando, artiste sri-lankais réputé pour ses œuvres monumentales, mêlant rétrofuturisme et patterns sud-asiatiques.

« Je suis tombée amoureuse du Festival dès ma première visite en 2017. L’affiche que j’ai réalisée pour cette édition-là est encore aujourd’hui l’une de mes créations préférées. Je savais qu’elle serait difficile à égaler alors j’ai voulu prendre le contre-pied: une œuvre pleine de couleurs, aussi maximaliste que la première était minimaliste. Kumkum était l’artiste idéal
pour cela. »
– Malika Favre

La musique comme expérience universelle

L’œuvre puise dans différentes temporalités, des traditions ancestrales sud-asiatiques au rétrofuturisme en passant par les sixties hippies. Malika Favre et Kumkum Fernando souhaitaient ainsi créer une entité intemporelle, presque divine, qui célèbre la musique comme une expérience spirituelle et universelle. Une multitude de patterns – mêlant fleurs, art folklorique et sensualité – habillent cette entité énigmatique, évoquant à la fois la forme d’un robot, d’un autel ou d’un jukebox.

« Le déclic est venu quand nous avons remarqué la similarité entre la forme de certains autels religieux et celle d’un jukebox, qui partagent le même sens de la symétrie. On a alors imaginé une sorte de porte d’entrée vers un univers sacré de la musique: une entité intemporelle, à la fois robot rétrofuturiste et être mythologique, qui symbolise la musique comme une expérience joyeuse et universelle. » – Kumkum Fernando

Flower Power & Summer of Love

Déclinées en une multitude de formes et de couleurs, les fleurs évoquent les quais de Montreux mais aussi le mouvement Flower Power des années hippies. Car Malika Favre aime glisser un double sens dans ses œuvres. Il y a dix ans, les silhouettes de ses danseuses laissaient apparaître des instruments en négatif. Cette fois-ci, les motifs fleuris dessinent en creux des lèvres, baisers et visages féminins, autant de symboles d’amour, de plaisir et de sensualité, omniprésents dans l’univers de Malika Favre. Cette éclosion des sens, mêlant plaisir charnel et musical, rappelle un joli clin d’œil de l’histoire: le Montreux Jazz Festival est né durant le Summer of Love de 1967, dont on célèbre les soixante ans l’été prochain.

« J’ai eu cette vision de la musique qui fleurit à Montreux, toute la ville qui s’éveille durant le Festival. Je voulais transmettre cette joie intense: le monde traverse une période étrange et un rendez-vous comme Montreux est l’occasion de faire la fête. Et puis les fleurs, comme la musique, évoquent la sensualité,
l’explosion des sens, le plaisir. J’aime cacher des éléments un peu coquins dans mes créations, alors j’ai voulu y ajouter cette touche de sensualité féminine. Quand j’ai envoyé les premières fleurs à Kumkum, il m’a dit: “Ah oui, c’est sexy!”. »
– Malika Favre

Photo: Montreux Jazz Festival 2027 © Malika Favre & Kumkum Fernando