Cette rubrique vous renseigne sur des sujets peu ou mal connus de MONTREUX.
Nous avons voulu savoir combien gagnaient un conseiller communal et un municipal en charge de la 3e ville du Canton. Voici les principaux chiffres publics.
Christophe Boillat
Réunis ce mercredi soir en séance publique, les 100 conseillers communaux montreusiens qui composent le corps délibérant débattront de leurs différentes indemnités pour les cinq ans à venir. C’est l’usage, notamment en terre vaudoise, de les fixer pour la durée de la législature. Principalement, les élus débattent et votent des projets municipaux et ont un droit d’initiative conséquent sous la forme de dépôt d’interpellations, motions ou postulats.
La commission interpartis chargée de rendre le rapport, qui sera voté ce mercredi, sur la proposition de l’exécutif a décidé de changer quelque peu la donne actuelle, améliorant certaines rémunérations. Rappelons que les émoluments sont quasi symboliques au regard du travail fourni. A l’issue de débats constructifs et animés, les représentants des formations politiques proposent donc à leurs pairs différents changements.
Le président du Conseil communal, élu pour un an, verra son indemnité passer de 7000 à 8000 francs, pour 11 séances en 2026. Celle de l’huissier, qui assure une partie de la logistique, aide au bon déroulement et à la sécurité durant les séances, sera revalorisée passant de 2000 à 2400 francs par an. Pas de changement annoncé en revanche pour la secrétaire, non élue, qui perçoit 24 000 francs annuels pour un contrat à 50%.
Les 100 conseillers communaux touchent une indemnité de présence de 50 francs par séance sous forme de «jeton de présence», qui récompense leur assiduité et leur participation. Historiquement, on remettait aux élus un véritable jeton métallique d’argent ou de bronze qu’ils échangeaient à la fin de la réunion contre des espèces. La commission a décidé à l’unanimité d’augmenter de 10 francs la séance pour chaque conseiller. En comparaison, la somme est de 80 à Lausanne, 60 à Aigle, 50 à La Tour-de-Peilz. Particularité à Vevey, où les séances sont souvent interminables, un membre du délibératif perçoit 30 francs pour ½ heure, puis 10 francs par demi-heure supplémentaire.
La participation d’un élu montreusien nommé ponctuellement aux obligatoires commissions chargées d’examiner chaque projet municipal, et de rendre un rapport soumis au débat et vote de l’entier du plénum, sera désormais rémunérée par 60 francs au lieu des 50 actuels. D’autres émoluments concernent par exemple les très importantes commissions de surveillance des finances et de gestion. Un président touche, montant inchangé, 500 francs par an. A noter que des frais de garde d’enfants sont alloués si nécessaire aux parents le temps de la séance du Conseil communal.
Un vrai salaire pour les municipaux
Les salaires des 7 municipaux, dont les charges et responsabilités hors Canton et Confédération sont très étendues, sont évidemment sans comparaison. Le collège qui doit exécuter les décisions et règlements pris par le Conseil communal est professionnalisé à Montreux. Sa gestion de la ville et de son personnel, entre beaucoup d’autres charges, mérite donc un salaire en conséquence. Surtout que, souvent, des élus municipaux ont renoncé à tout ou partie de leur emploi ou poste précédent.
Primus inter pares (premier parmi ses pairs, mais sans pouvoir ou autorité supérieurs), le syndic est la voix et le visage de la commune, en Suisse comme à l’étranger. A Montreux, son salaire de base est de 156’000 francs pour un taux d’emploi à 80%. La charge de chacun des six autres municipaux est de 60% rémunérée à hauteur de 117’000 francs. Le total est de 859’000 francs
Un montant annuel de 63’000 francs est alloué pour les frais généraux et de déplacement des membres de l’Exécutif dans les communes de la Riviera. Information importante, les sept municipaux doivent participer à des délégations, des commissions municipales et régionales conséquentes ou autres conseils d’administration. Ils reçoivent des jetons ou des tantièmes qui de coutume sont reversés à la caisse communale. Ils peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers de francs par an.
Tous ces chiffres sont publics et aisément trouvables sur le site de la commune de Montreux.