Retrouvez ici, toutes les infos, évènements et faits marquants de la vie montreusienne. La Commune de Montreux, célèbre dans le monde entier, se situe sur la rive est du lac Léman, bénéficiant d’un micro-climat au centre de ce que l’on appelle la Riviera vaudoise.
Le Conseil communal doit se prononcer prochainement sur l’acceptation du legs laissé par feue Marguerite Besençon. Un fond spécifique sera créé.
La Ville de Montreux qui choie sa population et qui voit s’établir depuis beau temps de très riches contribuables est souvent remerciée en retour. Ce que l’on appelle trivialement les «bons morts» permettent par leur legs de mettre bon an mal an du beurre dans le caviar, en comblant un déficit, voire en créant un bénéfice. Aussi pour constituer des fonds et des réserves.
La plus forte donation reçue par la Perle de la Riviera s’est montée à 53 millions laissée en 2004 par l’industriel anglais Joseph Cyril Beaufort, décédé en l’an 2000 alors qu’il était établi à Montreux depuis trente ans. Auparavant, la Ville avait déjà encaissé de substantielles recettes fiscales sur les successions: 24 millions en 1996 et 28 millions en 2002 (source 24 heures).
Ancienne enseignante
2026 n’échappe pas à cette fructueuse règle. La Municipalité a informé mercredi dernier le Conseil communal réuni en séance que Marguerite Besençon, décédée le 30 avril 2024, avait légué près de 3,5 millions à Montreux. Vivant à Veytaux, Marguerite a enseigné de 1960 à 1972 à l’école primaire des Avants.
Son testament impose une affectation précise des fonds. Les conditions testamentaires instituant la Commune comme héritière stipulent «qu’une partie importante de ce legs devra être consacrée à la préservation et à l’entretien des forêts et alpages des hauts», indique l’Exécutif. La Ville a accepté la succession, après avoir pris connaissance de l’inventaire successoral complet. Il appartiendra au Conseil communal d’accepter ledit legs, dans sa prochaine séance.
La Municipalité a déjà fait état de projets qui pourraient être financés par la générosité de feue Marguerite. Comme l’aménagement d’un sentier didactique contribuant à l’entretien et à la préservation des forêts d’alpage, la rénovation des toitures en tavillons des chalets d’alpage, la création d’un lieu pour la fabrication de fromage au chalet La Pacoresse.
(photo de tavillons Florian Despond)