Montreux NEWS

Retrouvez ici, toutes les infos, évènements et faits marquants de la vie montreusienne. La Commune de Montreux, célèbre dans le monde entier, se situe sur la rive est du lac Léman, bénéficiant d’un micro-climat au centre de ce que l’on appelle la Riviera vaudoise.

Paru le: 27/01/2026

30km/h de nuit: un peu de bruit… pour rien

Dans sa dernière séance, le Conseil communal de Montreux s’est penché sur une demande d’étude relative à l’impact en termes de décibels de la mesure entrée en vigueur le 7 mars dernier.

Comme à Lausanne, Vevey ou La Tour-de-Peilz, Montreux à rendu effective la décision d’instaurer une réduction de la vitesse automobile de 50 km/h à 30km/h, entre 22h et 6h. Cette mesure de santé publique vise à diminuer les nuisances sonores dans le but d’améliorerle sommeil et la santé des habitants. Divers rapports font mention d’un gain de 1 à 3 décibels. La disposition s’accompagne généralement de la pose d’un revêtement routier phonoabsorbant, également du remplacement de fenêtres de bâtiments d’habitation.

A Montreux, où la mesure concerne les zones les plus densifiées et bruyantes, 180 panneaux indicatifs ont été posés et les feux de 85 carrefours sont mis à l’orange clignotant durant la tranche horaire concernée.

Nouvelles mesures de bruit demandées

La première séance de l’année du corps délibérant de Montreux s’est particulièrement focalisée sur ce dispositif. Les conseillers avaient à prendre position sur la prise en considération ou non d’un postulat déposé par Olivier Müller. L’élu PLR, se basant sur un rapport de 2023 faisant état d’un gain de 1 décibel, demandait à ce que de nouvelles mesures de bruit soient réalisées. Leur but: «apprécier le niveau sonore et sa réduction à divers endroits de la commune.»

Olivier Müller avait articulé un chiffre oscillant entre 50 000 et 100 000 francs pour une campagne de mesures. Sans remettre en cause l’intérêt la limitation de vitesse de nuit, il estime que la comparaison «avant-après» permettrait de connaître l’efficacité de la mesure qui, selon lui, «est d’un intérêt public et scientifique indéniable».

«Pas un choix politique locale»

Lors des discussions de la commission chargé d’étudier la demande du conseiller PLR, la Municipalité a rappelé que «l’introduction du 30 km/h de nuit à Montreux ne résulte pas d’un choix politique local, mais s’inscrit dans un cadre contraignant: celui de la législation fédérale et cantonale en matière de protection contre le bruit». Elle s’est opposée pour différentes autres raisons à la conduite d’une nouvelle étude.

Une majorité de la commission (10 membres des différents partis politiques représentés au Conseil communal) s’est positionnée sur la même ligne. Plusieurs ont avancé que, «même si les diminutions mesurées en décibels peuvent sembler modestes, – un à trois décibels –, elles sont néanmoins clairement perceptibles pour l’oreille humaine, entrainant un impact réel sur la santé et le repos des personnes exposées.»

Coût injustifié

Pour le plus grand nombre, le coût articulé, 50’000 à CHF 100’000 francs, pour une étude scientifiquement valable, «ne se justifie pas au regard de l’obligation légale existante, des connaissances scientifiques disponibles et des investissements routiers programmés.» 5 commissaires se sont prononcés contre la demande Müller, 3 l’ont approuvée, 2 se sont abstenus.

Le débat en plénum a confirmé la position de la commission présidée par Stefania La Spada (PS). La prise en considération a été largement rejetée: 43 non, 25 oui, 16 abstentions.